La petite histoire des éléments chimiques en – IUM (1ère partie)

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Ci-dessous une liste d’éléments chimiques dont la terminaison en -ium est expliquée (entre parenthèses, le symbole chimique et le nombre atomique):

actinium (Ac – 89) : formé à partir du grec aktinos =« rayonnement » en raison de ses propriétés radioactives, cet élément fut découvert en 1899 par le chimiste français André Debierne

aluminium (Al – 13) : le nom de cet élément, dérivé du latin alumen « alun », a été introduit par l’intermédiaire de l’anglais. Il a été découvert sous forme impure par le savant suédois Oersted et purifié deux ans plus tard par le savant allemand Wöhler.

americium (Am -95) : cet élément, découvert en 1950 par le professeur Glenn Seaborg de l’université de Berkely a reçu ce nom par analogie avec europium (ainsi qeu les autres éléments découverts en 1950 berkelium et caliifornium)

baryum (Ba – 56) : cet élément a été découvert en 1908 par Humphrey Davy qui forma son nom à partir du français baryte (du grec barus « lourd »)

berkelium (Bk – 97)) : latinisation du toponyme Berkeley où il faut découvert en décembre 1949

bérilllyum (Be – 4) : du latin beryllus « aigue-marine » < grec bêrullos « pierre précieuse », cet élément s’est aussi appelé glucinium du grec glukus.

cadmium (Cd – 48) : formé sur cadmie « minerai de zinc », du latin cadmia, du nom de la ville de Cadmée, près de Thèbes (Grèce)

calcium (Ca – 20) : du latin calx, calcis « chaux ». La chaux était connue depuis très longtemps mais le calcium ne fut isolé qu’en 1808 par 3 savants qui travaillaient indépendamment : l’Anglais Davy, le Suédois Berzélius et le Français Pontin.

californium (Cf – 98) : formé sur Californie ; cet élément fut trouvé en 1950 à l’université de Berkelye(Californie)

cérium (Ce – 58) : latinisation du nom Cérès d’une planète naine découverte en 1801 soit deux ans avant que cet élément fut isolé par l’Allemand Klaproth (et, pratiquement en même temps par Berzélius et Hisinger).

césium (Cs – 55) : du latin caesium « bleu » en référence aux raies spectrales de cet élément qui sont d’un bleu profond.

copernicium (Cn – 112) : ce nom a été choisi en 2000 en l’honneur de Nicolas Copernic. Il a été synthétisé pour la première fois le , à Darmstadt, en Allemagne, au GSI (Gesellschaft für Schwerionenforschung).

curium ( Cm – 96) : latinisation du patronyme des chimistes français Pierre et Marie Curie ; cet élément artificiel fut formé en 1944 par Glenn Seaborg à partir du plutonium.

dubnium (Db – 105) : nommé d’après la ville de Doubna, en Russie, ville où il fut synthétisé pour la première fois en 1967. (voir également hahnium).

dysprosium ( Dy – 66) : du grec dusprositos « difficile à atteindre », cet élément a été découvert après de nombreuses recherches par la Français Lecoq de Boisbaudran en 1886.

einsteinium (Es – 99) : latinisation du nom du célèbre physicien Albert Einstein. Cet élément synthétique a été découvert en 1952 par Albert Ghiorso dans les produits de fission d’une explosion thermonucléaire ; il est produit en bombardant de neutrons à des actinides plus légers tels le plutonium.

erbium (Er – 68) : aphérèse et latinisation du toponyme (Ytt)erby, petite île au nord de Stockholm. Pour rappeler l’origine de plusieurs éléments découverts sur cette île (yttrium, terbium et erbium).

europium (Eu -63) : le nom de cet élément radioactif découvert en 1896 par le Français Demarçay repose sur le forme latine de Europe.

fermium (Fm – 100) : nommé en l’honneur du savant Enrico Fermi. Cet élément synthétique a été découvert par l’équipe d’Albert Ghiorso en 1952 en analysant les retombées d’une explosion thermonucléaire ; il est produit par bombardement neutronique d’une cible plus légère telle de l’uranium ou du plutonium.

francium (Fr – B7 ) : formé sur le nom de la France pour honorer la physicienne française Marguerite Perey, qui découvrit cet élément en 1939. Ce serait le deusième élélment le plus rare ; il n’en existerait que quelques dizaines de grammes dans la croûte terrestre suite à sa demi-vie très courte (c’est un produit de désintégration de l‘actinium)

gadolinium (Gd – 64) : latinisation du nom du savant finlandais Gadolin qui avait donné son nom à la gadolinite, minerai dans lequel cet élément fut trouvé en 1880 par Jean-Charles Galissard de Marignac ; il fut purifié en 1886 par Paul-Emile Lecoq de Boisbaudran.

gallium (Ga – 31) : duex explications s’affrontent concernant ce nom : d’une part il serait dérivé du latin gallus « coq » en référence au nom de son découvreur le Français Paul-Emile Lecoq de Boisbaudran qui, lui, a déclaré avoir choisi ce nom en l’honneur de la France (Gaule)

germanium (Ge – 32) : cet élément, prévu par Mendeleïev en 1871 a été découvert en 1886 par l’Allemand Clemens Winkler qui l’a nommé en honneur de l’Allemagne (Germanie) par analogie à ce qui fut fait pour le francium

hafnium (Hf – 72) : latinisation après aphérèse, du toponyme (Koben)havn « Copenhague ». Cet élément, prédit dès 1871 par Mendeleïev, fut découvert en 1923 à Copenhague (la ville de Niel Bohr) par Dirk Coster et Georg von Hevesy dans du minerai de zirconium dont il partage nombre de propriétés.

hahnium (Ha – 105) : latiinsation du nom du savant allemand Hahn ; ce nom fut donné par le Européens et Américains mais une controverse fut tranchée par l’UPAC qui décida de renommer cet élément du nom de dubnium en référence à la ville russe de Doubna où il faut découvert en 1967 par une équipe soviétique (et une équipe de Berkely confirma cette découverte en 1970 et tenta de baptiser l’élément).

hélium (He – 2) : du grec helios « soleil ». Cet élément, observé pour la première fois en août 1868 dans le spectre solaire par l’astronome français Jules Janssen, fut isolé en 1895 par le savant anglais Ramsay mais avait été baptisé de la sorte dès 1875 par l’astrophysicien Lockyer sur le modèle de sélénium.

holmium (Ho – 67) : latinisation, après aphérèse, du toponyme (Stock)holm. Cet élément a été identifié en 1878 par Marc Delafontaine et Jacques-Louis Soret et un peu plus tard, la présence de son aide a été établie par Per Theodor Cleve qui l’a baptisé ainsi en l’honneur de son pays, la Suède.

indium (In – 49) : latinisation après apocope de l’espagnol indi(go) « bleu » en référence à la couleur de sa raie spectrale découverte en 1863 par Ferdinand Reich et Hieronimus Theodor Richter, ce dernier parvenant à l’isoler en 1867.

iridium (Ir – 77) : du latin iris « arc-en-ciel » ; cet élément a été découvert en 1803 par le chimiste anglais Smithson Tennant qui l’a ainsi baptisé en raison de la multitude de couleurs de ses sels.

lawrencium ( Lr – 103) : (symbole Lw ju’en août 1997) latinisation du nom du physicien américain Ernest Orlando Lawrence (qui découvrit le principe du cyclotron en 1929) ; cet élément synthétique fut produit en 1961 par Albert Ghiorso, Torbjørn Sikkeland, Almon E. Larsh et Robert M. Latimer dans le HILAC à Berkeley.

lithium (Li – 3) : latinisation du grec lithos « pierre »par le Suédois Berzélius pour rappeler l’origine minérale de cet élément découvert par son compatriote Joahn August Arfwedson en 1817.Sa très grande réactivité chimique fait qu’il n’existe pas à l’état natif. C’est le métal avec la plus faible masse molaire et la plus faible densité.

lutécium (Lu – 71) : latinisation de Lutèce, l’ancien nom (gaulois) de Paris par l’auteur de sa découverte en 1907, Georges Urbain. C’est une terre rare parmi les plus chères.

magnésium (Mg – 12) : latinisation du grec magnes (lithos) « (pietre) de Magnésie (Asie Mineure), région riche en magnésium et ses différents sels ; les sels de cet élément étaient connus depuis l’Antiquité mais il ne fut isolé par électrolyse qu’en 1808 par le Britannique Sir Humphry Davy (le magnésium fut reconnu comme élément chimique d!s 1755 par l’Anglais Joseph Black).

mendélévium (Md – 101) : latinisation du nom du savant russe Dimitri Mendeleïev, ‘père’ du tableau périodique des éléments qui permet d’en prévoir les propriétés sur base de leur position dans le tableau.

NOTE : la seconde partie de la liste se trouve ici

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